Les maladies dégénératives

La dégradation majeure de notre santé, due aux maladies dégénératives, n’est pas ancienne. Elle ne date guère du siècle passé. Elle s’est accélérée depuis la Seconde Guerre mondiale. Ce qui frappe lorsqu’on étudie ce phénomène dans les pays industrialisés, c’est sa généralisation. Nous sommes pratiquement tous touchés. Les maladies dégénératives se rencontrent de nos jours, sous une forme ou une autre, dans toutes les classes sociales ; chez le paysan comme chez le citadin, chez l’ouvrier comme chez le directeur de banque. La cause doit donc logiquement en être dans les facteurs qui nous concernent tous, indépendamment de notre milieu, campagnard ou urbain, de notre profession, sédentaire ou non. On met souvent en cause aujourd’hui les modifications survenues dans notre environnement, telle la pollution atmosphérique, mais celle-ci est très inégalement répartie : très forte dans les centres industriels et dans l’entassement des villes, elle affecte beaucoup moins les campagnes.

Il n’y a guère que la modification des mœurs alimentaires qui nous touche tous, quel que soit le milieu auquel nous appartenons et où que nous vivions. Il est donc légitime de se demander s’il n’y a pas un rapport de cause à effet entre notre alimentation moderne et cette inquiétante et récente évolution, qui est intervenue progressivement au cours des 100 à 150 dernières années.

On est en droit de se poser la question : n’avons-nous pas tous inconsciemment modifié quelque chose d’essentiel dans la façon de nous nourrir et entraîné par là cette péjoration considérable de notre santé ? Autrement dit, n’y a-t-il pas eu récemment une faille dans la transmission fidèle des traditions alimentaires millénaires ? Quand, où, sous quelles influences cela s’est-il passé ? Cet état de chose est-il réversible ?

Le citadin actuel, quelle que soit sa façon de se nourrir, est persuadé qu’il s’aliment « normalement ». Il ne se pose guère de question au sujet de sa nourriture : il n’a pas le temps, il est pressé. Il mange rapidement ce qui est vite et facilement préparé. C’est là, semble-t-il, sa première exigence en matière alimentaire. Souvent, il est obligé de se nourrir à la cantine et, quand il le peut, il mange au restaurant. Dans ces conditions, il est très peu informé sur la qualité et le mode de préparation de ce qu’il mange.

Extrait du livre Sauvez votre corps, Dr Catherine Kousmine

 

Dr Catherine Kousmine : Médecin nutritionniste, elle à exercé pendant plus de cinquante ans, tout en poursuivant ses travaux de recherche. Née en 1904 en Russie, elle est décédée en Suisse.

Je vous conseil vivement ses bouquins, ils sont d’une richesse incroyable et plein de précieux conseils pour le quotidien !

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